Don d’ovocytes à Chypre

Le don d’ovocytes est l’alternative reproductive qui permet à de nombreuses femmes et de couples de concevoir un enfant, malgré leur impossibilité à utiliser leurs propres ovocytes.

La Loi sur l’Application de la Procréation Humaine Médicalement Assistée de 2015 (Loi 69(I)/2015) régit le don d’ovocytes, parmi les autres techniques de procréation assistée.

En quête de la maternité

Il existe de nombreuses raisons qui poussent une femme à vouloir faire appel à un traitement de don d’ovocytes lorsqu’elle ne parvient pas à tomber enceinte avec ses propres ovocytes. Les plus courantes sont :

  • Réserve ovarienne basse ou absence totale d’ovocytes (insuffisance ovarienne précoce ou ménopause).
  • Mauvaise qualité des ovocytes.
  • Présence d’une altération génétiques susceptible d’être transmise à la descendance.
  • Échecs de précédents cycles de FIV en raison d’une mauvaise réaction au traitement médicamenteux, échec de fécondation ou échec d’implantation.
  • Fausse couche à répétition.

L’âge maternel avancé est principalement ce qui pousse une femme à avoir recours au don d’ovocytes.

Le mode vie actuel « oblige » à retarder le moment de la maternité à des âges supérieurs à l’âge biologiquement idéal. Cela entraîne une diminution de la quantité et de la qualité des ovocytes, ce qui augmente les complications pour avoir un enfant de manière naturelle.

Traitement d’ovodonation

L’ovodonation ou le don d’ovocytes est un traitement de procréation assistée par lequel une femme reçoit les ovocytes d’une autre afin de créer des embryons qui seront ensuite transférés dans l’utérus de cette première.

Pour ce faire, chacune d’entre elles recevra un traitement :

  • Donneuse : un traitement hormonal lui est administré pour la stimulation ovarienne contrôlée et l’extraction des ovocytes, avant l’ovulation naturelle, via l’intervention chirurgicale de la ponction folliculaire.
  • Receveuse : elle ne recevra qu’un traitement pour la préparation endométriale, par voir orale, vaginale ou en patchs. Lorsque l’endomètre (couche utérine où s’implantent les embryons) aura un aspect trilaminaire et une grosseur de 8 mm environ, on procédera au transfert des embryons créés avec les ovocytes de la donneuse, en espérant qu’ils s’implantent et qu’ils donnent lieu à une grossesse.

Les ovocytes donnés peuvent être frais ou congelés. S’ils sont frais, il sera nécessaire de synchroniser les cycles menstruels de la donneuse et de la receveuse.

Si le traitement ne peut pas être réalisé avec des ovocytes frais, ce qui est courant chez les receveuses étrangères, une fois les ovocytes de la donneuse obtenus, ceux-ci seront congelés en attendant d’être implantés au moment idéal.

Les ovocytes seront décongelés et féconder avec le sperme du mari de la receveuse ou le sperme d’un donneur, et c’est ainsi que seront obtenus les embryons. Les embryons de meilleure qualité seront transférés à la receveuse et les autres seront cryoconservés.

Aspects juridiques

À Chypre, le don d’ovocytes est régi par la loi 69 (I)/2015 qui définit la manière de procéder dans cette technique. Les principaux aspects sont :

  • La donneuse doit être majeure, avoir moins de 35 ans et avec une pleine capacité juridique. Elle doit également être en bonne santé, et notamment ne souffrir d’aucune maladie génétique.
  • L’identité de la donneuse ne pourra pas être révélée au couple receveur ni au futur enfant. Toutefois, il sera possible de leur donner des informations générales. Le couple receveur pourra également choisir les caractéristiques de la donneuse mais en aucun cas il ne pourra connaître son identité.
  • La vente de gamètes ou d’embryons de donneurs est interdite. Malgré tout, il est conseillé de payer les frais liés au don et à la cryoconservation des gamètes (frais de laboratoire, voyage, logement, pertes de journées de travail, etc.).
  • La création d’un embryon à partir des gamètes d’un donneur, que ce soit d’ovocytes ou de sperme, est interdite si aucune famille receveuse ne leur a été attribués.
  • L’extraction et la cryoconservation du tissu ovarien de la donneuse est strictement interdite.
  • La receveuse ne pourra pas avoir plus de 50 ans, dans la mesure où c’est l’âge auquel la capacité reproductrice de la femme se termine naturellement.

Un commentaire

  1. usuario
    Jeny

    Est-ce que le prix du don d’ovocytes est plus ou moins cher à Chypre qu’ailleurs en Europe ? Je vois que la loi sur l’application des techniques de PMA est très récente, cela veut dire qu’avant il n’y en avait pas où est-ce qu’ils l’ont modifiée ?