Don d’ovocytes en Croatie

En Croatie, le don d’ovocytes est autorisé pour les cas dans lesquels on ne peut pas utiliser les ovocytes du couple ou pour éviter l’hérédité de maladies graves susceptibles d’être transmises par la mère. Une femme peut donc recourir à un don d’ovocytes dans les cas suivants:

  • Faible réserve ovarienne
  • Absence d’ovocytes
  • Insuffisance ovarienne précoce ou ménopause précoce
  • Échecs répétés de FIV avec ses propres ovocytes
  • Possibilité de transmission de maladies génétiques graves
  • Âge maternel avancé
  • Fausses couches à répétition

Celles-ci sont les causes les plus communes pour lesquelles une femme ne peut pas apporter son propre matériel génétique, la plus fréquente étant l’âge maternel avancé. En effet, la qualité et la quantité d’ovocytes diminuent avec l’âge de sorte que l’obtention d’une grossesse avec ses propres ovocytes devient plus difficile pour une femme, même à travers la fécondation in vitro (FIV).

Ainsi, pour beaucoup de femmes, le traitement de fécondation in vitro avec des ovocytes de donneuse peut se traduire en une opportunité pour être mère. Les embryons obtenus sont habituellement d’une qualité très élevée et avec un haut potentiel d’implantation.

Aspects légaux

Les traitements de procréation médicalement assistée, dont le don d’ovocytes, ne sont autorisés que pour les couples hétérosexuels en Croatie.

La loi qui réglemente le don d’ovocytes et les méthodes de procréation assistée est la loi 86/12.

Cette loi stipule que le don d’ovocytes doit être altruiste et volontaire.

Les ovocytes donnés peuvent venir de deux types de donneuses:

  • Femmes qui souhaitent donner des ovocytes sans recevoir un traitement de procréation assistée.
  • Femmes qui ont un surplus d’ovocytes après avoir reçu un traitement de procréation assistée.

Dans les deux cas, les enfants nés d’un don ont le droit de connaître leur origine biologique une fois qu’ils sont majeurs. Ceci implique leur droit d’accéder à l’information disponible sur la donneuse d’ovocytes et de connaître son identité.

Par contre, l’identité de la donneuse ne peut en aucun cas être révélée au couple récepteur. Le couple peut uniquement accéder à l’information de la donneuse quand l’enfant né du don rencontre un problème de santé grave, et ce, tout en respectant l’identité de la donneuse.

D’autre part, la donneuse ne peut en aucun cas connaître l’identité des parents récepteurs de ses ovocytes ni celle de l’enfant né grâce au don. Ces informations sont confidentielles.

Chaque donneuse d’ovocytes peut contribuer à la naissance d’un maximum de trois enfants seulement. Une fois cette limite atteinte, la clinique procède à la destruction des ovocytes restants.

Traitement d’ovodonation

Il est nécessaire de réaliser une fécondation in vitro pour féconder les ovocytes de la donneuse. Ceci peut être réalisé par FIV conventionnelle ou par ICSI, selon la qualité séminale du couple.

Si la donneuse d’ovocytes fait le don sans être elle-même soumise à un traitement de procréation assistée, il sera nécessaire de stimuler son ovulation pour obtenir une bonne quantité d’ovocytes matures et pouvoir par la suite les prélever à travers la ponction folliculaire.

Pour ce faire, la donneuse devra s’administrer un traitement hormonal sous forme d’injections et se soumettre à des examens périodiques pour vérifier la maturation des follicules de son ovaire. Une fois les ovocytes mûrs, on programme la ponction et on extrait les ovocytes avec une seringue d’aspiration.

Le cycle de la donneuse peut être coordonné avec celui de la réceptrice afin de faire le don avec des ovocytes frais. De cette façon, l’endomètre de la réceptrice sera préparé pendant qu’on stimule les ovaires de la donneuse, afin que l’endomètre augmente son épaisseur comme lors d’un cycle naturel.

Cependant, si les ovocytes donnés sont congelés, par exemple lorsque ceux-ci sont les restants après un traitement de FIV, on procède simplement à préparer l’endomètre de la réceptrice.

Il est nécessaire d’administrer de la gonadotrophine et de la progestérone pour préparer l’endomètre. Dans ce cas-ci, il est aussi nécessaire de réaliser des contrôles échographiques périodiquement pour examiner l’épaisseur de l’endomètre, qui doit atteindre environ 7-10 mm.

Une fois qu’on a atteint cette épaisseur, l’endomètre est prêt pour l’implantation, et le transfert des embryons peut être réalisé.

Un commentaire

  1. usuario
    Sandrine

    C’est bien beau de permettre que l’enfant connaisse l’identité de sa mère biologique, mais si les parents se sont déplacés exprès dans un pays étranger pour une fiv alors qu’ils sont français ça devient quand même compliqué, non ??