Le test d’ovulation détecte le pic de l’hormone LH libéré par l’hypophyse et qui conduit à la libération de l’ovule par l’ovaire 24 à 48 heures plus tard.
Pour bien réaliser le test d’ovulation, il faut commencer plusieurs jours avant la date prévue de l’ovulation, environ trois jours avant (par exemple, si la femme a ses règles tous les 28 jours et ovule théoriquement le jour 14, il faut commencer les tests le jour 11-12 du cycle). Il ne faut pas utiliser la première urine du matin et il est conseillé de le répéter deux fois par jour, espacées d’environ 12 heures. De plus, la patiente doit être persévérante et faire le test quotidiennement jusqu’à obtenir un résultat positif.
Le test utilise des bandelettes réactives et/ou des dispositifs numériques, qui ont différentes sensibilités mesurées en unités internationales par litre (UI/L). Ce paramètre indique la quantité minimale de LH que le test peut détecter dans l’urine (de 10 à 40 UI/L). Ainsi, les tests à haute sensibilité (10 UI/L) ont plus de chances de détecter un pic de LH même s’il est plus faible, contrairement aux tests à faible sensibilité (40 UI/L).
Ainsi, dans les cas où le test est négatif, cela peut être dû à :
- La femme l’effectue avec la première urine du matin ou sans suivre correctement les instructions d’utilisation.
- La patiente réalise le test trop tôt par rapport au pic de LH (par exemple, patiente avec cycles longs).
- Le pic de LH peut être court (2 heures) et lorsque la patiente fait le test, trop de temps s’est déjà écoulé pour qu’il soit positif. C’est pourquoi il est conseillé de le faire deux fois par jour.
- La sensibilité du test utilisé est faible et il ne détecte pas le pic de LH spécifique de la patiente.
Par ailleurs, il convient de souligner les possibles faux positifs : le test peut être positif alors qu’il n’y a pas d’ovulation:
- Le pic de LH produit par l’hypophyse peut être élevé mais ne pas être suivi d’une ovulation au niveau de l’ovaire.
- Chez les femmes ayant des ovaires polykystiques ou multifolliculaires, il peut y avoir un pic de LH sans ovulation consécutive.
Conclusion: les tests d’ovulation ne sont pas des examens exacts et doivent être réalisés minutieusement, en gardant à l’esprit qu’ils peuvent donner des faux négatifs et/ou des faux positifs.
