Pendant des décennies, des millions de femmes ont vécu avec un diagnostic dont le nom, en réalité, ne reflétait pas correctement ce qui se passait dans leur corps. Une récente publication historique réalisée par les spécialistes Helena J Teede, Mahnaz Bahri Khomami, Rachel Morman, Joop SE Laven, Anju E Joham, Michael F Costello, Madhuri Patil, D Aled Rees, Lorna Berry, Melanie G Cree, Han Zhao, Robert J Norman, Anuja Dokras et Terhi Piltonen; Global Name Change Consortium, a impulsé un changement de paradigme à l'échelle mondiale.
Ensemble, ils ont déterminé que le nom classique du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) entravait les soins médicaux et ont établi une nouvelle dénomination officielle.
Vous trouverez ci-dessous un index des 7 points que nous allons aborder dans cet article.
L'erreur historique du terme SOPK
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une pathologie très fréquente dans les consultations de gynécologie et de procréation médicalement assistée, puisqu'elle touche une femme sur huit. Cependant, la communauté scientifique a reconnu que le terme SOPK is inexact, car il suggère de manière trompeuse l'existence de kystes ovariens pathologiques.
En réalité, ce que l'on observe dans les ovaires ne sont pas de véritables kystes pathologiques, mais des follicules dont le développement s'est arrêté. L'utilisation d'un terme erroné a eu de graves conséquences :
- Il occulte les diverses caractéristiques endocriniennes et métaboliques de la patiente.
- Il contribue à des retards significatifs dans le diagnostic, laissant jusqu'à 70 % des personnes concernées sans diagnostic clair.
De plus, il favorise la stigmatisation et la fragmentation de la prise en charge médicale.
PMOS : Le nouveau diagnostic clé
Face à ce besoin d'évolution, un processus de consensus mondial sans précédent a vu le jour. Le résultat est que l'affection connue auparavant sous le nom de syndrome des ovaires polykystiques porte désormais un nouveau nom : syndrome ovarien métabolique polyendocrinien, connu sous son acronyme anglais PMOS. Ce nouveau nom a été soigneusement choisi car il reflète avec précision la physiopathologie multisystémique de l'affection.
En omettant le mot kystes, la confusion généralisée est éliminée et la véritable essence de l'affection est capturée : un dysfonctionnement endocrinien, métabolique et ovarien combiné.
Impact réel du PMOS sur la santé
Pour comprendre l'importance du PMOS, il est nécessaire de comprendre que ses caractéristiques vont bien au-delà d'un simple problème ovarien ou gynécologique. La science et les directives internationales ont démontré que cette affection repose sur des altérations endocriniennes liées à l'insuline, aux androgènes et aux hormones ovariennes. Le syndrome englobe de multiples systèmes corporels :
- Traits reproductifs : altérations ovulatoires, cycles menstruels irréguliers, difficultés à obtenir une grossesse, complications gestationnelles et cancer de l'endomètre.
- Traits métaboliques : plus grande prédisposition aux altérations de la glycémie, à l'hypertension, à la dyslipidémie et même à l'apnée du sommeil.
- Traits dermatologiques : acné, alopécie ou pilosité dans des zones inhabituelles chez la femme.
En outre, il présente également des traits psychologiques, tels que la dépression, l'anxiété, une mauvaise qualité de vie et des troubles de l'alimentation.
L'avenir des patientes atteintes de PMOS
Le chemin vers l'adoption totale du nom syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (PMOS) est déjà en cours. Une stratégie de mise en œuvre globale a été conçue, comprenant une période de transition et de perfectionnement structurée sur 3 ans.
Cette évolution scientifique permettra une plus grande sensibilisation, l'amélioration du diagnostic et de la qualité des soins médicaux, en éliminant l'anxiété causée par un nom obsolète et en offrant une approche véritablement globale aux femmes souffrant de ce syndrome.
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Bibliographie
Teede HJ, Khomami MB, Morman R, Laven JSE, Joham AE, Costello MF, Patil M, Rees DA, Berry L, Cree MG, Zhao H, Norman RJ, Dokras A, Piltonen T; Global Name Change Consortium. Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process. Lancet. 2026 May 12:S0140-6736(26)00717-8. doi: 10.1016/S0140-6736(26)00717-8. Epub ahead of print. PMID: 42119588. (Voir)
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