Une équipe de chercheurs a trouvé pour la première fois des preuves de la présence de microplastiques dans le liquide folliculaire humain, l'environnement naturel où les ovules mûrissent à l'intérieur de l'ovaire.
Cette étude a été réalisée par Luigi Montano, Salvatore Raimondo, Marina Piscopo, Maria Ricciardi, Antonino Guglielmino, Sandrine Chamayou, Raffaella Gentile, Mariacira Gentile, Paola Rapisarda, Gea Oliveri Conti, Margherita Ferrante et Oriana Motta.
De multiples institutions ont participé à ce travail de recherche: l'Autorité Sanitaire Locale de Salerne, l'Université de Rome "Tor Vergata", le centre de recherche "Gentile s.a.s." à Gragnano, l'Université de Naples Frédéric II, l'Université de Salerne, le Centre HERA à Catane, l'Université de Milan "Bicocca", la Société Internationale des Médecins pour l'Environnement (ISDE) et l'Université de Catane.
Vous trouverez ci-dessous un index des 6 points que nous allons aborder dans cet article.
Que sont les microplastiques et comment atteignent-ils l'ovaire?
Les microplastiques sont de minuscules fragments dérivés de la dégradation des matières plastiques, d'une taille inférieure à cinq millimètres. Principalement, ils pénètrent dans le corps humain par l'ingestion d'aliments et de boissons, l'inhalation dans l'air et l'absorption par la peau. Dans des recherches récentes, la présence de ces particules avait déjà été documentée dans le sang, le placenta ou le sperme.
En raison de leur petite taille, on soupçonne que ces fragments sont capables de voyager à travers la circulation sanguine, de traverser la barrière cellulaire des follicules et de se loger dans les ovaires, ce qui a alerté la communauté médicale et scientifique spécialisée dans la reproduction.
Analyse du liquide folliculaire
Pour mener à bien cette recherche, les spécialistes ont analysé des échantillons de liquide folliculaire de 18 femmes qui suivaient un traitement de Fécondation in Vitro (FIV) dans un centre de reproduction assistée situé à Salerne, dans le sud de l'Italie.
Les résultats ont révélé la présence de microplastiques de moins de 10 micromètres dans 14 des 18 échantillons étudiés. En ce qui concerne les quantités, une concentration moyenne de 2191 particules par millilitre de liquide folliculaire analysé a été détectée.
Ce fluide est d'une importance vitale, car il est chargé de nourrir et de protéger l'ovule pendant son développement avant l'ovulation.
Impact des microplastiques sur les hormones et la fertilité
L'étude ne s'est pas seulement concentrée sur la détection de la présence de ces particules plastiques, mais aussi sur l'observation de leur relation possible avec différents marqueurs de la fertilité féminine. Les découvertes les plus marquantes comprennent:
- Une corrélation directe et significative a été observée entre la concentration de microplastiques et les niveaux de l'hormone folliculo-stimulante (FSH).
- Une relation faible, bien que non statistiquement significative, a été détectée avec l'indice de masse corporelle (IMC), l'âge de la patiente et l'œstradiol.
- Aucune corrélation n'a été observée avec les résultats de la fécondation, les fausses couches ou les taux d'enfants nés vivants.
Bien qu'il n'ait pas été démontré actuellement que ces microplastiques affectent de manière immédiate la possibilité d'obtenir une grossesse grâce aux traitements de fertilité, les spécialistes avertissent que cette découverte est un signal d'alarme pour la communauté scientifique. Des études plus vastes seront nécessaires à l'avenir pour comprendre pleinement les conséquences à long terme de ces polluants émergents sur la santé reproductive des femmes.
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Bibliographie
Montano L, Raimondo S, Piscopo M, Ricciardi M, Guglielmino A, Chamayou S, Gentile R, Gentile M, Rapisarda P, Oliveri Conti G, Ferrante M, Motta O. First evidence of microplastics in human ovarian follicular fluid: An emerging threat to female fertility. Ecotoxicol Environ Saf. 2025 Feb;291:117868. doi: 10.1016/j.ecoenv.2025.117868. Epub 2025 Feb 12. PMID: 39947063. (Voir)
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