Le syndrome de Turner est une anomalie chromosomique caractérisée par la perte totale ou partielle de l'un des chromosomes sexuels chez la femme. Par conséquent, le caryotype de ces femmes sera de 45,X0 au lieu du caryotype normal qui est de 46,XX.
Les symptômes de cette pathologie sont très variables, bien que la majorité des femmes présentent une faible structure et une altération du développement des caractéristiques sexuelles.
Le syndrome de Turner est également une cause d'infertilité d'origine endocrinienne due à la défaillance ovarienne de ces femmes et au risque de transmission du chromosome à leur descendance.
Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.
Le syndrome de Turner est une anomalie génétique qui affecte le développement des jeunes filles en raison de l'absence d'un chromosome X.
Il existe différents degrés de gravité car, parfois, la perte du chromosome X n'est pas complète ou l'altération se produit dans le mosaïcisme. Dans ce cas, certaines cellules du corps sont normales et d'autres ont l'altération chromosomique (46,XX/45,X0).
Dans ces cas, les jeunes filles affectées peuvent montrer des signes de puberté et même entre 2 et 5% deviennent fertiles.
Dans les cas les plus favorables du syndrome de Turner, les symptômes sont peu marqués et peu perceptibles. Il y a des femmes pour qui le diagnostic n'est posé qu'après l'analyse du caryotype parce qu'elles ont fait des fausses couches répétées, ou encore parce que le bébé souffre de malformations ou après une étude génétique des bébés morts nés.
Les femmes atteintes du syndrome de Turner ont un développement sexuel retardé ou inexistant, ce qui empêche l'apparition de caractères sexuels secondaires à la puberté.
Il existe également d'autres caractéristiques communes de ce syndrome. Voici quelques-unes d'entre elles :
En plus de ces symptômes, il peut y avoir d'autres altérations et malformations systémiques dans certains organes du corps :
Enfin, les jeunes filles atteintes du syndrome de Turner peuvent aussi avoir des problèmes psychologiques et une maturité émotionnelle retardée.
La cause principale du syndrome de Turner est l'absence d'un chromosome sexuel X ou, comme expliqué ci-dessus, d'une partie de celui-ci. Le mécanisme exact à l'origine de cette altération génétique chez l'embryon est inconnu, mais deux théories possibles sont actuellement à l'étude :
La deuxième théorie explique le mieux les cas du syndrome de Turner dans le mosaïcisme, puisque les divisions avec le nombre déséquilibré de chromosomes seraient à l'origine de la présence de cellules saines et de cellules avec monosomie chez l'individu.
Le caryotype des femmes atteintes du syndrome de Turner en mosaïcisme est 46,XX/45,X0.
La majorité des recherches misent sur cette seconde théorie, la mitotique, bien qu'elles n'écartent pas complètement la première.
Comme il s'agit d'une maladie chromosomique, il n'existe pas de remède définitif au syndrome de Turner.
Cependant, il existe des traitements pharmacologiques et chirurgicaux pour tenter de corriger certains troubles associés et mener une vie aussi normale que possible. En voici un aperçu :
Pour les jeunes filles atteintes du syndrome de Turner, il est conseillé de consulter plusieurs spécialistes pédiatriques dans le but de détecter précocement chacun des troubles possibles et d'appliquer le traitement le plus approprié : ophtalmologistes, néphrologues, cardiologues, endocrinologues, etc.
96% des femmes atteintes du syndrome de Turner ont des problèmes de fertilité dus au manque de développement sexuel et à l'insuffisance ovarienne.
De plus, en cas de grossesse, le taux de fausses couches est très élevé chez ces patientes, de même que le risque d'avoir des enfants souffrant de malformations.
Les femmes atteintes du syndrome de Turner qui tombent naturellement enceintes sont plus susceptibles d'avoir des enfants atteints du syndrome de Down, du syndrome de Turner ou d'autres modifications génétiques.
Par conséquent, il est préférable pour les femmes atteintes du syndrome de Turner de recourir à la procréation assistée pour devenir mères. Ci-dessous, vous trouverez les techniques indiquées :
En général, les femmes atteintes du syndrome de Turner peuvent mener une grossesse à terme sans problème. Le taux de grossesse évolutive est élevé et semblable à celui des autres patientes ayant recours aux techniques de procréation assistée.
La procréation médicalement assistée, comme tout traitement médical, exige que vous fassiez confiance au professionnalisme des médecins et de la clinique que vous avez choisis. Évidemment, tous ne sont pas identiques. Le Rapport sur la fertilité va sélectionner pour vous les cliniques les plus proches de vous et répondant à nos critères de qualité rigoureux. De plus, le système effectuera une comparaison des prix et des conditions proposées par les différentes cliniques afin de faciliter votre prise de décision.
Le syndrome de Turner est l'une des anomalies chromosomiques les plus courantes chez les humains et représente une cause importante de la ménopause précoce. Elle est causée par la perte totale ou partielle de l'un des chromosomes X (les femmes ont généralement 2 chromosomes X).
La grande majorité des femmes atteintes du syndrome de Turner seront stériles en raison d'une insuffisance ovarienne. Cependant, il y a un petit pourcentage de femmes (environ 5%) qui seront capables de réaliser des grossesses naturelles. Ce sera plus probable dans le cas de règles spontanées ou d'un syndrome de Turner en mosaïque (lorsque certaines cellules ont un chromosome X et deux autres sont porteurs de deux chromosomes X).
Certaines adolescentes en mosaïques de Turner auront une fonction ovarienne suffisante pour répondre à la stimulation ovarienne et peuvent vitrifier les ovocytes pour devenir mères plus tard ou effectuer une fécondation in vitro. Cependant, la grande majorité des femmes atteintes de cette altération chromosomique devront recourir au don d'ovocytes.
En outre, chez ces femmes, il existe un risque accru de dissection aortique pendant la grossesse et le post-partum, ce qui nécessitera une évaluation médicale complète avant de se lancer dans la recherche de grossesse, en portant une attention particulière aux fonctions cardiovasculaire et rénale.
La cause exacte du syndrome de Turner est inconnue, mais l'âge maternel avancé constitue un facteur de risque pour cette maladie chromosomique.
Au fil du temps, les ovules ont tendance à accumuler des anomalies génétiques qu'ils ne peuvent pas réparer et qui, par conséquent, donnent lieu à des embryons présentant des anomalies génétiques.
Il est possible de diagnostiquer le syndrome de Turner avant même la naissance grâce à des tests prénataux tels que l’amniocentèse. De plus, les échographies prénatales peuvent également laisser soupçonner un éventuel syndrome de Turner en raison de la mise en évidence de malformations au niveau de la tête ou du cou du fœtus.
Si ce n'est pas le cas, le syndrome de Turner sera détecté après la naissance, car certaines caractéristiques sont associées à cette pathologie chromosomique. Par exemple, les filles atteintes du syndrome de Turner présenteront un retard de développement sexuel une fois la puberté atteinte, mais il faudra confirmer le diagnostic par un caryotype.
Le syndrome de Turner, ou absence d'un chromosome X chez les femmes, est l'une des anomalies chromosomiques les plus courantes. Son incidence dans la population est d'environ 1 cas pour 2 500 filles nées vivantes dans le monde.
Outre le syndrome de Turner, il existe d'autres maladies chromosomiques compatibles avec la vie et qui peuvent être détectées grâce au DPI. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez lire l'article suivant : Diagnostic préimplantatoire: quelles maladies sont détectées?
Comme nous l'avons dit, le don d'ovules est le traitement le plus approprié pour que ces femmes deviennent mères. Pour plus d'informations à ce sujet, nous vous recommandons de passer à l'article suivant : FIV avec don d’ovocytes: Qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne?
Nous nous efforçons de vous fournir des informations de la plus haute qualité.
🙏 Merci de partager cet article si vous l'avez aimé. 💜💜💜 Aidez-nous à continuer!
Alessandra Bernadete Trovó de Marqui. Turner syndrome and genetic polymorphism: a systematic review. Rev Paul Pediatr. 2015 Jul-Sep;33(3):364-71. doi: 10.1016/j.rpped.2014.11.014 (Voir)
Beatriz Donato, Maria João Ferreira. Cardiovascular risk in Turner syndrome. Rev Port Cardiol (Engl Ed). 2018 Jul;37(7):607-621. doi: 10.1016/j.repc.2017.08.008 (Voir)
Christa Hutaff-Lee, Elizabeth Bennett, Susan Howell, Nicole Tartaglia. Clinical developmental, neuropsychological, and social-emotional features of Turner syndrome. Am J Med Genet C Semin Med Genet. 2019 Mar;181(1):126-134 (Voir)
Matilde Calanchini, Christina Y L Aye, Elizabeth Orchard, Kathy Baker, Tim Child, Andrea Fabbri, Lucy Mackillop, Helen E Turner. Fertility issues and pregnancy outcomes in Turner syndrome. Fertil Steril. 2020 Jul;114(1):144-154. doi: 10.1016/j.fertnstert.2020.03.002 (Voir)
Mette Viuff, Claus H Gravholt. Turner Syndrome and Fertility. Ann Endocrinol (Paris). 2022 Aug;83(4):244-249. doi: 10.1016/j.ando.2022.06.001. Epub 2022 Jun 18 (Voir)
Sang Hoon Yoon, Ga Yeon Kim, Gyu Tae Choi, Jeong Tae Do. Organ Abnormalities Caused by Turner Syndrom. Cells. 2023 May 11;12(10):1365. doi: 10.3390/cells12101365 (Voir)
Shelli R Kesler. Turner syndrome. Child Adolesc Psychiatr Clin N Am. 2007 Jul;16(3):709-22 (Voir)
Thomas Morgan. Turner syndrome: diagnosis and management. Am Fam Physician. 2007 Aug 1;76(3):405-10 (Voir)
Tsuyoshi Isojima, Susumu Yokoya. Growth in girls with Turner syndrome. Front Endocrinol (Lausanne). 2023 Jan 12;13:1068128 (Voir)